Das Rheingold à l’Opéra de Montréal

L’oeuvre de Wagner, source d’inspiration du Seigneur des anneaux

Saviez-vous que Das Rheingold, oeuvre magistrale de Wagner, était la source d’inspiration de la célèbre trilogie Le Seigneur des anneaux?

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Das Rheingold que l’on peut traduire par L’or du Rhin, est le premier volet de la tétralogie créée par le compositeur allemand Richard Wagner. L’histoire fantastique raconte un monde détruit par l’appétit du gain et l’esprit de domination des peuples qui l’habitent...

 

Le nain Alberich, rejeté et humilié par les envoûtantes nymphes du Rhin, dérobe leur or pour s’en forger un anneau qui lui donnera le pouvoir du monde s’il renonce à l’amour. Le pouvoir de l’anneau lui permet d’exercer l’esclavage du peuple souterrain des Nibelungen, qui amasse pour lui toujours plus de richesses. Pendant ce temps, Wotan, le maître des dieux, ne veut pas payer le prix promis aux géants qui ont construits le luxueux palais qui assoit sa suprématie. Il décide alors de voler l’anneau et l’or d’Alberich pour payer les géants, mais Alberich maudit l’anneau et tous ceux qui le posséderont. 

 

Une histoire vieille comme l’humanité, d’avidité et de soif de pouvoir! C’est ce que présente l’Opéra de Montréal en novembre - les 10, 13, 15 et 17 -  en continuité de sa saison grandiose. Il y a plus de vingt ans que l’oeuvre n’avait pas été présentée à Montréal!

L’ambitieuse production Das Rheingold réunit 115 artistes, chanteurs et figurants, qui transportent le spectateur dans un univers fantastique empreint de puissance. Selon Patrick Corrigan, directeur général de l’Opéra de Montréal, « Les voix pouvant chanter Wagner sont très rares, car elles possèdent une puissance dramatique singulière [...] ». Il est donc très fier d’avoir réuni plusieurs des meilleures voix wagnériennes internationales et canadiennes dans cette production. La mise en scène et scénographie est signée Brian Staufenbiel et a d’ailleurs été saluée « à tous les points de vue » lors de sa première au Minnesota Opera (BachTrack). Finalement, l’Orchestre métropolitain, augmenté à 81 musiciens, y est dirigé par Michael Christie, l’un des chefs américains les plus en vue du moment.

Assez inhabituel pour l’opéra, l’orchestre se trouve ici sur scène, plutôt que dans la fosse. La fosse fait ainsi partie de l’aire de jeu des interprètes et le décor impressionnant, avec une passerelle surélevée, laisse place à 3 niveaux d’actions. La production use aussi de moyens technologiques pour différentes projections, donnant à la fois un effet moderne et cinématographique au cadre classique de l’opéra.

Wagner, homme politiquement et socialement engagé, était impliqué lors des révoltes de 1848 en Allemagne, avec Bakounine (aristocrate et révolutionnaire russe, théoricien de l’anarchisme et du socialisme libertaire). Cela lui a valu l'emprisonnement puis l’exil. Même s’il avait commencé son œuvre principale - Der Ring des Nibelungen (L’anneau du Nibelung), mieux connu sous le nom de la Tétralogie ou encore le Ring - c’est en exil qu’il en a donc rédigée et composée la plus grande partie. Il n’a pu revenir en Allemagne qu’en 1862 et ce premier opéra de la tétralogie, Vorabend - Das Rheingold (première soirée - L’or du Rhin) a finalement été présenté, tel qu’on le connaît aujourd’hui, à Munich en 1869.

 

Das Rheingold est ainsi le prologue, les origines, qui se joue en quatre scènes, sans interruption. D’abord, le chant est complètement intégré à l’action. Puis, l’orchestre participe activement au drame par l’emploi de leitmotivs et chacune des scènes est liée par un interlude orchestral féérique. Wagner a agrandit l’orchestre, il a développé la section des cuivres et des percussions, il a inclus des instruments employés généralement pour des fanfares militaires tels les trompettes basses et les trombones contrebasse et a même intégré un nouvel instrument appelé le « tuba wagnérien ».

 

Wagner, qui croyait que seul l’art pouvait permettre l’émancipation de l’espèce humaine, et surtout l’opéra, qui combinait toutes les formes d’art, a alors profondément transformé l’opéra tel qu’on le connaît.

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Un brin d’histoire

Mélomanes et adeptes du fantastique, saisissez l’opportunité de voir cette production à l’Opéra de Montréal. Par son thème et sa puissance, Das Rheingold saura vous faire vibrer.

1/6

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

10, 13, 15 et 17 novembre 2018

Durée: 2 h 30

Langue:  Allemand (Sous-titres : français et anglais)

 

Informations et billetterie: ICI

PUBLIÉ LE 12 NOVEMBRE 2018

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