Suggestion cinéma:

Mademoiselle de Joncquières

Ravissant et plein d’esprit!

Mademoiselle de Joncquières est un film absolument ravissant d’Emmanuel Mouret, avec Cécile de France et Édouard Baer dans les rôles principaux d’une douce histoire de vengeance.

 

Le film a fait fureur au Festival Cinemania à Montréal où il était présenté en primeur québécoise les 4 et 6 novembre, à guichet fermés, après avoir récolté plus de 550 000 entrées en France. Il s'est aussi vu en Sélection officielle – Section Platform au dernier Festival International du Film de Toronto et est pré-sélectionné pour les Oscars 2019!

 

Madame de La Pommeraye, jeune veuve retirée du monde, cède aux flatteries du charismatique Marquis des Arcis et devient la partenaire de ce libertin notoire. Après quelques années de bonheur, elle sent que le Marquis s'est lassé d’elle. Follement amoureuse, terriblement blessée et discrètement furieuse, elle décide de se venger avec l’aide de la belle et douce Mademoiselle de Joncquières (Alice Isaaz).

 

Déjà, le film nous transporte au 18e siècle, avec des lieux, des décors et des costumes sublimes! Puis, il présente des dialogues intelligents et amusants des plus divertissants. Le jeu des sentiments y est brillant et les morales délicieusement exposées.

- Je me lasse de me répéter et d’avoir à chasser cette fantaisie qui obsède votre esprit.

 

- Mon coeur, marquise!

 

- Mais sait-on où se cache le coeur, le vôtre est si plein d’esprit que l’on pourrait se tromper!

On dépeint une époque pleine de vivacité avec cette femme émancipée et la sincérité du séducteur. La modernité de cette histoire est d’ailleurs frappante, ce qui prouve bien que les histoires d’amitié, d’amour, de séduction et de manipulation traversent le temps.  

 

«  Les désirs, les sentiments, les élans, les conflits qui traversent les personnages et les questions que soulève le récit me semblent très contemporain » de dire Emmanuel Mouret, qui en a fait l’adaptation du roman satirique de Diderot Jacques le Fataliste et son maître, composé de 1771 à 1783.

 

Le récit porte indubitablement à la réflexion, alors que le volage et la rancunière nous sont aimables. On ressent de l’affection pour le Marquis, tout autant que l’on savoure la ruse de Madame de La Pommeraye. Il y a beaucoup à penser sur les lois de l’amour!

 

La réalisation est aussi très intéressante, en nous laissant imaginer ce qui se trame dans l’esprit des personnages, par ses plans larges contemplatifs ou les plans-séquences. Et, on en montre jamais trop! La beauté réside justement dans la légèreté avec laquelle l’histoire est amenée.

- Pour ma part, je crois que notre langage est juste et que ce que nous appelons « bonheur » n’est qu’une bonne heure au milieu des autres heures...

 

- Madame, vous vous trompez, un bonheur qui ne dure, on appelle ça du plaisir. 

Le film prend l’affiche, au Québec, le vendredi 16 novembre et vous promet un heureux divertissement. Il est important de mentionner que le public québécois sera le seul à voir le film dans un cinéma en Amérique du Nord.

Mademoiselle de Joncquières

À l’affiche le 16 novembre (au Québec)

 

Montréal (Cinéma Beaubien, Cinéma Cinéplex Quartier Latin)

Québec (Cinéma Le Clap)

Sherbrooke (La Maison du cinéma)

Trois-Rivières (Cinéma Le Tapis Rouge)

 

Distribué au Québec par K-Films Amérique

 

Origine : France

 

Version originale française

 

Durée: 109 minutes

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